Mongolie 6 juin 2015 – De Oulan Bator à Cherbourg

4h30, les réveils sonnent, eh oui, nous en avons mis deux on ne sait jamais il ne faudrait pas rater l’avion…

Nous nous préparons le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller les autres locataires.

Un bon petit déjeuner fini de nous réveiller totalement.

5h30, nous sommes au pied de l’immeuble, le taxi arrive 5 minutes plus tard, c’est parti pour l’aéroport.

Oulan Bator s’anime doucement, la circulation est assez fluide pour une fois.

Nous laissons la capitale derrière nous, l’aéroport est à une trentaine de minutes en voiture.

Le chauffeur nous accompagne jusqu’à la zone d’enregistrement, cette fois c’est bien fini, mais nous avons encore un long voyage à faire pour rentrer.

Nous sommes devant le comptoir d’enregistrement, notre vol est marqué pour un départ à 8h10, normal.

Mais 5 minutes plus tard, tous les tableaux se mettent à jour et le départ est annoncé à 9h10, voilà qui ne nous arrange guère car nous n’avons qu’1h30 à Moscou pour prendre la correspondance pour Paris.

L’hôtesse nous rassure, l’avion rattrapera 30min en vol il nous restera assez de temps.

Bon ça va, point positif notre enregistrement en ligne fait hier sur le net est bien pris en compte, nos places réservées aussi.

Pour passer le temps, nous allons prendre un café puis nous faisons les boutiques de souvenirs.

Nous retrouvons un groupe de Français qui a fait le voyage aller sur le même vol que nous.

Ils sont photographes et ornithologues, ils ont passé 10 jours à faire un circuit autour d’Oulan Bator à observer les oiseaux, ils ont recensé environs 200 espèces !

Notre avion décolle vers 9h20…..

Nous survolons Oulan bator, le temps est nuageux, mais dans les trouées nous voyons la ville, j’en profite pour faire des photos.

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Nous quittons rapidement la capitale, nous passons au dessus des montagnes et de la steppe.

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Nous arrivons au dessus des sommets enneigés de la Sibérie,Nous ne devons pas être très loin de la ville d’Irkoutsk et du lac Baikal….

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Nous traversons presque toute la Russie pour rejoindre Moscou, je n’imaginais pas qu’il y avait autant de fleuves, c’est magnifique !

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L’heure tourne, notre avion n’a pas rattrapé les 30 minutes, nous sommes toujours avec une heure de retard à notre arrivée à Moscou.

Zut il va falloir faire vite aux contrôles, une hôtesse nous indique que notre porte d’embarquement à changé, elle nous note le nouveau numéro sur notre carte et nous invite à nous dépêcher.

Nous voulions nous arrêter dans une boutique de l’aéroport pour acheter du chocolat russe mais il faut y renoncer.

Arrivées à la porte d’embarquement, on nous conduit sur le tarmac pour nous faire monter dans une navette, nous attendons 10 bonnes minutes que les autres passagers en transit nous rejoignent, mais personne n’arrive, la navette part et nous dépose au pied de l’avion à l’autre bout de l’aéroport.

Nous montons à bord, quelques minutes plus tard l’avion décolle….aucune trace à bord des autres passagers en transit, idem pour nos ornithologues….

3h30 plus tard nous voici à Paris.

Nous arrivons au contrôle des douanes, comme Catherine et moi avons un passeport biométrique récent, nous passons dans les cabines automatiques et voilà nous avons doublé tout le monde, c’est super rapide !

Nous récupérons nos bagages quasi immédiatement.

Sur le tapis, nous voyons passer le sac d’un des ornithologues, pas de doute, ils ont manqué l’avion et sont restés à Moscou…..

A la sortie de l’aéroport, un taxi libre attend juste là, nous le prenons, direction gare Saint Lazare.

Encore 2 h d’attente avant le départ du train, un tour au Starbucks  café nous aide à faire passer le temps.

15h10, voilà dernière étape encore 3h 10 de train et nous serons arrivées.

Le train est sans escales jusqu’à Caen, puis les gares défilent, nous arrivons à Lison, là nous appelons pour prévenir que le train est à l’heure est que dans 45 minutes nous arrivons à Cherbourg.

Mais…… au moment de repartir le contrôleur nous annonce que le train précédent a percuté une vache et que nous ne repartirons que dans 1h !

Ah non ! Trouvez-moi un Ovoo vite fait !!

Heureusement il fait beau, nous pouvons descendre sur le quai et appeler de nouveau pour signaler notre retard.

Il faut croire que la chance ne nous a pas totalement quittées car finalement nous repartons au bout de 30 minutes.

Enfin nous arrivons à Cherbourg, la tête pleine de souvenirs et les cartes mémoires pleines de photos……

 

Mongolie 5 juin 2015 – une journée à Oulan Bator

7h30, nous avons passé une bonne nuit, dans nos lits, bien au chaud, comme c’est agréable!

Nous prenons notre petit déjeuner, notre hôtesse a tout préparé, café, thé, œuf, pain beurre et confiture et une pomme, franchement pour un tarif de 7€ la nuit petit déjeuner compris c’est royal!

Nous avons décidé de profiter de cette journée pour aller visiter Oulan Bator.

Ce matin nous partons pour une balade à pied,nous dirigeons ver le Monastère de Gandantegchinlin,

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Pour le rejoindre il faut marcher 20 à 30min  depuis le Département Store.

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A  notre arrivée, nous n’étions pas allées assez loin et nous n’avions trouvé qu’un tout petit monastère.

Celui ci est beaucoup plus grand ! C’est un monastère Bouddhiste actif, de style tibétain.

L’ensemble est composé de 6 monastères regroupés dans une enceinte, le bâtiment principal abrite une immense statue de Bouddha.

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L’accès est payant et coûte environ 2.5€ mais si vous ne faites que traverser les lieux sans entrer dans les bâtiments vous pouvez négocier un accès gratuit.

il y règne un calme relatif par rapport à l’agitation des rues d’Oulan Bator.

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La population vient ici pour un moment de recueillement, on fait tourner les moulins à prières.

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Les vieilles dames sont très élégantes et portent encore le costume traditionnel.

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Vers 12h30, nous retournons à la guest house, Oyunaa, nous appelle pour nous donner rendez-vous à 14h.

Dans la foulée, nous recevons également un appel de la responsable de l’agence Cassiopée qui souhaite savoir comment c’est passé notre séjour et si nous sommes satisfaites, nous la rassurons, oui, tout c’est très bien passé et si le circuit a été modifié pour cause de météo ou pour raisons locales (fêtes etc..) cela ne nous a pas dérangées, au contraire, nous avons vraiment été en immersion avec les nomades et les échanges ont été très enrichissants.

Nous allons rapidement déjeuner, dans un petit restaurant mongol situé à deux blocs de la guest house.

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En chemin nous croisons des scènes insolites….

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La cabane du cireur de chaussure

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Puis, nous rejoignons Batraa et Oyunaa qui ont la gentillesse de nous emmener au marché noir.

Le marché noir, n’a de noir que le nom, c’est un immense marché à 6km du centre d’Oulan Bator.

Batraa qui est taxi en dehors des randonnées et venu avec sa voiture pour nous y conduire.

Oyunaa, n’a pas voulu nous laisser y aller seules à cause des pickpockets qui y sont nombreux.

Heureusement que nos guides sont là, le marché est immense, on trouve de tout, du matériel pour les chevaux en passant par le mobilier pour les yourtes….

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Oyunaa nous dirige dans les allées en fonction des achats que nous voulons faire, puis elle envoi Batra en éclaireur demander les prix en mongol, ensuite nous arrivons pour choisir et régler l’achat, ce petit manège nous évite de payer le prix fort pratiqué habituellement pour les touristes …..

Au bout d’une heure, nous repartons, nous serions bien restées à flâner un peu plus longtemps sur le marché mais nos guides sont venus bénévolement et nous ne pouvons avoir l’indélicatesse de les mobiliser trop longtemps.

Retour à la guest house, cette fois c’est le temps des adieux, le rire de Batraa va nous manquer ainsi que la gentillesse d’Oyunaa, nous les laissons partir avec beaucoup de nostalgie…

Ne nous laissons pas abattre il nous reste encore à visiter le musé sur l’histoire de la Mongolie.

Le musé est tout prés de la grande place et de la maison du parlement, en route donc.

Catherine m’interpelle, je me retourne et là je me prends les pieds dans les pavés qui ne sont pas tous à la même hauteur, j’essaye de me rattraper à Catherine rien n’y fait, je m’étale sur les pavés, heureusement juste quelques égratignures et un bon fou rire…

Nous visitons le musée, il est superbe, il retrace toute l’histoire de la Mongolie, de la préhistoire à nos jours, il y a de très belles pièces de collections, des costumes traditionnels etc…

costume- photo prise sur le site  : theresegerardlucas.over-blog.com

costume  theresegerardlucas.over-blog.com

Nous voulions voir le musée d’histoire naturelle, qui présente une collection de squelettes et d’œuf de dinosaures mais il était fermé, il semble que le musée soit en travaux ….

Retour au département store pour faire nos derniers achats, quelques souvenirs (magnets etc…) et un morceau de fromage au lait de yack pour faire la recette des booz à notre retour.

Retour à la guest house pour déposer nous achats, prendre un thé, puis nous repartons en quête d’un resto pour le diner.

Et là, surprise …..

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Le Granville restaurant, est situé près du quartier des ambassades, curieuses, nous poussons la porte, la déco est assez amusante, avec des toiles des rues de paris et des paysages de bord de mer de la région de Granville, nous décidons de rester là pour manger notre dernier repas Mongol accompagné d’une bière locale.

Retour à la guest house, nous fêtons la fin de notre séjour autour du dernier verre de rhum qui nous reste…

Vite une douche, on refait les sacs de voyage, demain le taxi vient nous chercher à 5h30…

Mongolie 4 juin 2015 – Retour vers Oulan Bator

6h45, ce matin, tout le monde doit être debout pour 7h, c’est le grand départ.

Je profite de ce petit quart d’heure de répit pour aller faire quelques photos.


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un rouge queue noir

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8h30, c’est l’heure du départ, les garçons ont sellé les chevaux mais ils ont inversé nos selles, pour éviter de tout redéfaire, nous échangeons nos chevaux.

Le cheval de Catherine n’est pas habitué au maniement de la sacoche de mon appareil photo, il sursaute et cela me vaut quelques démarrages en trombe….

Nous chevauchons tranquillement, c’est la fin de la randonnée et nous ne sommes pas pressées d’arriver.

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Nous passons à côté de troupeaux de chevaux, nos chevaux essayent de bifurquer vers un chemin sur notre droite, Catherine me demande ce qui les prend…

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Aucun doute possible, ils connaissent le chemin et ça sent l’écurie, ils sont impatients eux de retrouver leurs pâturages !

Nous arrivons près de la source où nous avions fait le plein d’eau il y a quelques jours, le camion nous attend.

Voilà, c’est fini, après 1h30 de chevauchée il est temps de rendre leur liberté à nos chevaux.

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Nous rangeons tout le matériel dans le camion, Bawé reste un moment avec nous, puis repart avec les chevaux.

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Nous montons dans le camion à contre cœur, mais la route n’est pas terminée, nous avons encore 600km à faire pour rejoindre Oulan Bator.

En fait de route, c’est plutôt de la piste, souvent en très mauvais état, nous sommes ballotées dans tous les sens, vraiment, le cheval c’est beaucoup plus confortable.

Nous profitons du trajet pour admirer le paysage, nous croisons des nomades qui déménagent leur yourte, ils vont rejoindre les campements d’été dans les vallées.

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Nous faisons une pause à la fois pour le camion et pour nous, le paysage est superbe, un berger dort au pied de sa moto, son troupeau pâture de l’autre côté de la route.

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Le vent souffle fort, soulevant parfois des nuages de sables venus des terres arides environnantes.Nous sommes plus dans le domaine des chameaux que celui des chevaux.

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Sur les rares portions de routes, il y a des cantines qui accueillent les routiers.

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Nous repérons un groupe de vautour moine au bord de la route Batraa s’arrête pour nous laisser les prendre en photo.

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En repartant, nous comprenons pourquoi ils sont là, le garde manger est tout proche…

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La route nous semble interminable, vers 13h30, nous nous arrêtons au bord d’un cour d’eau pour déjeuner.

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Tout autour de nous il y a des petites fleurs bleues que nous avons trouvées tout au long de la randonnée, nous décidons de creuser un peu pour prélever quelques pieds avec la racine afin de les replanter en France, histoire d’emporter avec nous un petit bout de Mongolie…

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Nous reprenons notre route, le vent souffle de plus en plus fort, nous voyons arriver sur nous une tempête de sable.

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Batraa se gare et arrête le camion le temps de laisser passer le plus gros de la tempête.

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Oyunaa est assez impressionnée, il faut dire que l’an dernier à cet endroit le vent soufflait tellement fort que certains véhicules été poussés par le vent et glissaient sur la route.

Nous n’en sommes pas là mais le camion vibre sous la force du vent.

Au bout de 30 minutes nous repartons, nous traversons une zone monotone, très désertique dont nous n’avons pas très bien souvenir, mais si, nous sommes bien passées par là à l’allée, nous reconnaissons des bâtiments plus loin.

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Nous sommes à 150km d’Oulan Bator, il est presque 20h, Batraa arrête le camion.

Le vent souffle à plus de 90km/h, nous montons sur le haut de la colline, sur la crête, nous arrivons à peine à tenir debout.

Nous dinons, Oyunaa ce matin à préparé des booz, et nous les dégustons

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Pendant ce temps, Batraa s’active à réparer le camion, il y a un problème avec le câble d’accélérateur, il faut le changer, heureusement il y en a un en secours.

La réparation faite, nous repartons, le jour décline, nous arrivons sur des terres cultivées, la capitale n’est plus très loin.

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La nuit tombe, nous arrivons entre 22h30 et 23h à Oulan Bator, direction la Guest house.

Nous montons nos bagages aidés de Batraa, mais arrivés devant l’appartement la porte est close, nous sonnons il y a bien quelqu’un mais la personne ne veut pas ouvrir.

Je descends chercher Oyunaa pour régler le problème, en fait, c’est une cliente qui est là, la gérante arrive au bout de 10 min et s’excuse pour son retard, elle était partie chercher des draps.

Ce n’est pas la même personne qu’à notre arrivée qui gère le guest house, celle-ci est parfaite, elle nous accompagne, nous offre du café du thé, nous explique les modalités du petit déjeuner etc….

Nous quittons Batraa et Oyunaa, nous nous sommes donnés rendez vous demain après midi.

Nous allons directement sous la douche, un vrai bonheur, avant d’aller nous coucher.

 

 

 

Mongolie 3 juin 2015 – retour dans la montagne.

7h30, ce matin Catherine m’a demandé de la réveiller de bonne heure.

Nous voilà donc debout toutes les deux.

Nous avons décidé d’aller faire une balade matinale le long de la rivière, nous espérons voir des grues cendrées.

Nous longeons la rivière, nous passons à côté des yacks qui broutent tranquillement.

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Nous apercevons des canards qui s’envolent à notre approche mais pas la moindre grue à l’horizon!

Nous poursuivons notre chemin mais la rivière nous barre la route.

Nous décidons de faire demi-tour mais cette fois en rentrant dans la forêt.

Des petits oiseaux s’envolent d’arbre en arbre, ils ont la particularité de se poser sur les troncs et de monter ou descendre en spirale autour du tronc à la recherche de nourriture.

Ce manège me rappelle le grimpereau des bois, mais en m’approchant et avec la photo je m’aperçois qu’il s’agit en fait de Sitelle torchepot, un petit oiseau d’une douzaine de centimètre environ.

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Après une heure de marche, nous sommes de retour pour le petit déjeuner.

En toute pour l’étape suivante, nous repartons dans le lit de la rivière mais rapidement nous prenons à droite et nous entamons une longue phase d’ascension.

Le terrain est herbeux, mais la pente s’accentue, nous allons grimper pendant une heure.

Les derniers 50m sont très rudes mon cheval peine, je mets pied à terre.

Nous nous regroupons au sommet et faisons une courte pause.

C’est l’occasion de faire quelques photos du paysage, le trajet que nous venons de parcourir est assez impressionnant, nous sommes partis tout en bas au niveau de la rivière!

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Nous abordons une zone plus plane, dans un bois j’aperçois une peau de bête accrochée dans un arbre, je m’approche à cheval mais le reste du groupe est déjà parti, je les rejoins, nous demandons à Batraa d’aller voir, mais il a peur d’y aller tout seul, bref, nous ne saurons pas quelle peau de bête était accrochée là ni pourquoi….

Nous entamons une descente assez raide, nous faisons du slalom dans la prairie.

Sur le plateau, nous croisons des chevaux sauvages.

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Nous passons près du lac mais surprise il est totalement asséché, dommage car après les efforts fournis, nos chevaux auraient certainement apprécié un peu d’eau fraîche.

Les familles qui vivaient prêts du lac sont partie, le manque d’eau les a conduites à déménager vers une autre région.

Nous poursuivons notre route, nous retrouvons un paysage avec de grandes coulées de lave, entrecoupées de prairies.

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Le temps devient de plus en plus couvert, nous nous arrêtons après 2h30 de route, nous laissons  brouter les chevaux au tiers.

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Oyunaa commence à préparer le repas,

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Soudain l’orage éclate, nous replions la table et les siège et tout le monde se réfugie dans le camion où nous prenons notre repas.

Dehors il tombe des cordes,parfois pluie et grésil mêlés, Batraa a parié qu’à 15h le soleil sera de retour…Pendant ce temps, nous dessinons….

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14h30, la pluie est finie, nous avons en prime deux beaux arc en ciel

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Nous partons faire une marche d’une heure.

Les sommets aux environs sont recouverts de neige.

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DSC_4498_01Retour au campement, nous repartons.

Nous devons à tout prix trouver le l’eau pour les chevaux, car la pluie qui a mouillé l’herbe n’a pas suffit à les désaltérer.

Nous allons vers des yourtes un peu plus loin, s’il y a des troupeaux il y a forcément de l’eau pas loin.

Nous voyons un tracé de cour d’eau derrière les yourtes, malheureusement, il n’y a que du cailloux, le cour d’eau est à sec…

Nous le longeons sur plusieurs centaines de mètre et Bawé fini par repérer un filet d’eau et quelques flaques de place en place.

Ce n’est pas grand chose mais c’est assez pour faire boire les chevaux.

Nous reprenons notre chemin

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et après une heure de chevauchée, nous arrivons au campement, nous essayons le selle mongole de Bawé, ce n’est pas vraiment très   confortable !

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Nous montons le campement puis  nous partons aux alentours ramasser du bois dans la forêt, car ce soir nous allons refaire un feu de camp.

Catherine prend de superbes photos des arbres et des fleurs,

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Moi, je focalise sur un petit oiseau qui virevolte dans tous les sens et me fait tourner en bourrique… C’est un rouge queue noir.

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il y en a d’autres alentour

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DSC_4524Nous montons la tente, puis nous mangeons au loin le ciel est noir, le tonnerre gronde, heureusement le vent éloigne la pluie, enfin presque…. car le vent tourne et la pluie arrive.

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Aïe ça semble compromis pour le feu de camp…

Tout le monde dans le camion, le temps de laisser passer la pluie.

Tout se calme, nous allumons le feu et nous dégustons un petit verre de rhum toujours autant apprécié…..

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La nuit tombe il est temps d’aller se coucher, s’est notre dernière nuit dans la steppe, demain il faut se lever tôt 7h30 pour tous (pour moi cela ne change pas grand chose……)

 

 

Mongolie 2 juin 2015 – une boucle le long de la rivière

6h je me lève, il fait très froid même dans la yourte, il n’y a plus de feu.

Dehors les chiens font leur travail, ils harpent le campement et aboient pour éloigner les loups.

Avant de sortir, je prends un booz qui reste du repas d’hier et je le donne au gentil chien qui vient me dire bonjour.
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Dehors tout est gelé, il a neigé sur les versants autour du campement, il fait -1°C.

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Je rentre me recoucher, mais il fait toujours aussi froid, je décide de me lever et d’allumer le poêle à la méthode mongole.

Je prends une bûche, avec un couteau je coupe de fines lamelles de bois que je pose dans le foyer, je découpe de nouvelles lamelles j’y mets le feu avec mon briquet et j’allume le foyer, j’ajoute des petits morceaux de bois puis des bûchettes, c’est parti ça flambe.

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Ce matin, nous avons décidé d’arpenter le campement à la recherche d’une corne de yack ou de bouc pour Clara. Nous trouvons une jolie corne de bouc.

Dehors il fait toujours aussi froid même les yacks ont le poil givré sur le dos

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Le soleil commence à pointer son nez le paysage est toujours aussi beau

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Après un bon petit déjeuner, il est temps de quitter le camp pour rejoindre la rivière.

Juste avant notre départ, un cavalier arrive accompagné de son jeune fils, ils viennent faire une halte, se réchauffer un moment au coin du feu et boire un bol de thé au lait bien chaud.

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Nous descendons jusqu’à la rivière, ce n’est pas loin, à peine 1/2 heure de route, pour nous le trajet est assez facile, nos chevaux évitent  habilement les blocs de pierre, mais pour le camion c’est plus compliqué, il faut faire attention à ne pas taper sur la roche, Batraa avance doucement, le camion tangue mais ça passe !

Nous allons faire boire les chevaux, puis nous montons rapidement le campement.

C’est l’heure de la balade, nous partons pour une boucle d’environ 3h.

Nous commençons par franchir la rivière, en face de nous se dresse une paroi rocheuse, un vague chemin serpente entre les pierres la montée est très raide, il n’y a que de la roche, nous mettons pied à terre pour monter, c’est dur, nous avons le souffle coupé!

Nous arrivons enfin en haut, là un large plateau s’offre à nous c’est parti pour du trot et un peu de galop.

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Nous arrivons au bout du plateau, devant nous c’est le vide, nous descendons de cheval, la vue est magnifique, en bas la rivière s’écoule.

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Nous faisons une pose photo avant d’entreprendre la descente du le flanc droit de la colline.

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Nous sommes partis de la rivière tout la bas!

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Nous voici de nouveau près du lit de la rivière.

La rivière décrit des courbes et nous allons la traverser à plusieurs reprises.

Nous croisons des troupeaux de chevaux, de yack, nous traversons des bosquets boisés.

Nous arrivons devant 3 yourtes, l’une d’elle est celle du beau frère de Bawé, nous faisons une halte.

La yourte est toute petite et crasseuse, mais l’hospitalité Mongole n’est pas une légende même dans les yourtes les plus pauvres nous sommes accueillis avec un bol de thé au lait et parfois du yaourt ou du fromage.

Nous reprenons notre route, nous croisons des grues qui exécutent une parade nuptiale.

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Nous sommes de retour au campement vers 13h30, c’est l’heure de manger.

Une pause dessin, c’est devenu un rituel ..

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Puis Oyunaa nous propose de faire chauffer de l’eau pour que nous puissions nous faire un shampoing. Proposition adoptée à l’unanimité!

Je sors ma douchette cela va être plus pratique.

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Puis nous repartons pour une balade à cheval, Batraa a envie d’aller faire un tour et             demande à Oyunaa de lui céder sa place, il n’a surtout pas envie de faire la cuisine ce pour soir……

Nous marchons dans le lit en partie asséché de la rivière, le sol est recouvert de galets, mon cheval et celui de Catherine n’aiment pas du tout marcher sur les cailloux, nous avançons lentement, Bawé et Batraa sont devant, leurs chevaux sont moins sensibles est avancent plus vite.

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Nous franchissons plusieurs passages à gué, nous longeons une sorte de bergerie.

Nous empruntons un chemin qui monte sur un plateau herbeux, nous visitons une yourte, avec en prime un grand bol de thé au lait.

Nous repartons en sens inverse direction le campement.

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Ce soir Batraa nous a organisé un feu de camp, après le repas nous passons la soirée autour du feu, nous avons sorti notre topette de rhum parfumé à la vanille et nous partageons avec nos guides.

La dégustation de rhum est une première pour eux mais tout le monde apprécie!

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Un milan vient se poser sur une branche juste au dessus de nos têtes, il très beau dans le soleil couchant..

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Mongolie 1er juin 2015- vers un nouveau campement

6H du matin, je me réveille, j’ai envie d’aller faire pipi, mais le froid me glace, je reste encore dans mon duvet.

7h cette fois dehors, surprise, tout est blanc gelé avec une fine pellicule de grésil, j’ai de la glace sur mes boots, heureusement, le soleil brille et la température remonte rapidement.

Les petits chevreaux sont déjà bien actifs.

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Nous prenons le petit déjeuner sous la yourte au chaud prés du poêle.

Bawé et Batraa discutent car la météo n’est pas bonne pour cet après midi, on prévoit des orages avec  pluie et neige mélée.

Nous devons quitter le campement et poursuivre notre route, mais nos organisateurs décident de modifier un peu l’étape, elle sera plus courte mais nous allons rejoindre un camp nomade pour nous abriter au lieu de camper au bord de la rivière.

On téléphone pour prévenir de notre arrivée.

Le téléphone est accroché au toit de la yourte car il n’y a de réseau qu’à cet endroit précis, ce qui donne l’impression de parler au toit.

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Ça me rappelle la galerie de la cathédrale saint Paul à Londres où quand on chuchote contre le mur le son se répercute à l’autre extrémité.

Nous préparons nos affaires, pendant ce temps, Nor fabrique du fromage.

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Voila, c’est prêt il n’y a plus qu’a faire sécher.

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Nous quittons le campement, après 2h30, nous arrivons en vue des yourtes, sur le sommet tout au fond il reste encore quelques traces du grésil tombé hier soir….

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Mais il faut aller un peu plus loin avant tout pour descendre à la rivière.

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Là les chevaux vont pouvoir boire de l’eau bien fraîche

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Le temps de remonter au campement le ciel derrière nous s’assombri

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Quelques gouttes de pluies tombent, devant nous le temps devient noir, la pluie arrive vite ….

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Nous avons juste le temps de décharger nos affaires et l’orage éclate avec des averses de grêle et de grésil.

Nous déjeunons dans la yourte bien au chaud.

Nous dégustons de la crème de yack avec du fromage bouilli et séché.

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Au campement, tous les hommes sont partis travailler à la ville la plus proche, le dernier qui restait est parti de matin à notre arrivée. il va rejoindre son épouse qui va accoucher au village. Catherine et moi allons occuper sa yourte. Une très belle yourte, toute neuve et très propre.

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En début d’après midi le soleil un peu timide est de retour, les femmes ont sorti les fromages et les mettent à sécher au soleil sur le toit de leur yourte

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Avec Catherine nous partons faire une marche à travers la forêt et sur la colline derrière le camp.

Nous faisons quelques photos du paysage et des fleurs.

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Retour à la yourte, nous sommes parties plus d’heure et tout le monde nous cherche (enfin un peu).

C’est vrai nous sommes parties sans prévenir et nous ne pensions pas aller si loin, nous nous excusons pour cette indélicatesse….

Nous retrouvons Batraa qui bricole sur le camion sous la « surveillance » de Oyunaa, Bawé et Sambou

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C’est l’heure de la pose dessin.

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Puis Oyunaa, nous propose de faire un atelier cuisine, nous allons apprendre à faire des Booz un plat typiquement Mongole. voici la recette en image :

1 kg de farine 10g de levure de boulanger et 3/4 de litre d’eau environ, mélanger pour faire la pâte

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Puis laisser lever la pâte 30 minutes au chaud.

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Préparer la farce, ici nous avons utilisé de la viande de yack séchée mais en France on la remplace par du mouton (en Mongolie aussi on trouve des booz au mouton).

Couper la viande en tout petits morceaux , ajouter des petits cubes de fromage assez neutre à pâte pressée, saler, poivrer ajouter un peu de crème fraîche, un oignon finement haché,de la cive  voir un peu de bouillon pour détendre légèrement  la préparation.

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Couper la pâte en petits cubes et faire des galettes

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Farcir les galettes en les refermant bien.

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Cuisson à la vapeur pendant 30 min.

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Entre la température froide et la cuisine, nous avons consommé presque tout le stock de bois dans la yourte, nous embauchons Batraa pour aller couper du bois, nous faisons la corvée pour les 3 yourtes, les femmes des autres yourtes apprécient le geste, toutes les yourtes ont de nouveau le plein de bois dans les paniers.

La grêle se remet à tomber.

Nous savourons bien au chaud nos délicieux booz que nous partageons avec le campement.

Sambou, le petit gamin n’en perd pas une miette, il est gentil lui!

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Après manger, nous avons pour mission d’aller rechercher le troupeau de yacks et de le ramener au campement, cela nous prendra une bonne heure, prés des yacks, sur le haut de la colline, un vautour guette, Catherine aperçoit furtivement un loup sur la crête mais à notre approche il repart dans la forêt.

Nous comprenons pourquoi les prédateurs sont là, un jeune yack est blessé il marche sur 3 pattes, il aura bien du mal à rejoindre le campement, au moins pour cette nuit il est sauvé….

Ce soir tout le campement se retrouve sous « notre yourte » pour regarder la télé.

Pendant ce temps, nous rédigeons notre carnet de voyage.

Je dessine  nos petites amies les marmottes.

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Tout le monde rentre se coucher, le froid est mordant, je charge le poêle au maximum pour que le feu nous réchauffe le plus longtemps possible ….

Car sous les yourtes la chaleur ne reste que si le poêle est alimenté, car dès que le poêle s’éteint, la chaleur s’échappe par l’orifice du toit qui permet de faire sortit le tuyau du poêle à bois.

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Le bois ici est de qualité moyenne, c’est du sapin, très sec il brûle très rapidement.

Le feu ne durera pas longtemps mais il faut juste s’endormir tant que la chaleur est là…..

Mongolie 31 mai 2015 – Balade au lac et vie au campement

6h je e réveille, il fait très froid, je regarde le thermomètre il affiche 2°C dans la tente

Après une sortie rapide je me recouche.

7h30, cette fois debout, le soleil brille et la température est remontée à 10°C.

Nor, la femme de Bawé (notre nouvel éleveur)  et sa fille sont déjà au travail. Nous assistons à la traite des yacks.

La nuit les petits sont séparés des mères pour qu’ils ne tètent pas car le yack ne produit pas beaucoup plus de lait que ce qui est nécessaire pour le veau, la traite se fait donc en grande partie au détriment du veau.

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 Nor à la traite

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La fille de Nor et Bawé

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La récolte n’est pas bien grosse, au total, la traite rapportera à peine deux seaux comme celui-ci, soit environ 20L.

Mais au plus fort de l’hiver, la production par bête n’est plus que de 2 à 4L par mois!

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Mais le lait de yack est très riche en protéines et il donne une crème très épaisse, sa consommation est très importante pour les nomades.

Le lait est soit bu avec de l’eau et du thé, soit transformé en fromage ou en yaourt.

Le ciel est beau, je profite du soleil pour refaire quelques photos du campement et des alentours.

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Nous sommes bientôt rejointes par le petit fils de Bawè et Nor.

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Il est mignon hein…… et bien attendez donc de le contrarier, il se fera un plaisir de vous donner des coups de pied et de vous cracher dessus, un vrai mignon sale gosse !

Mes amies les marmottes sont de nouveau sorties, cette fois je les attends de pied ferme !

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Après un solide petit déjeuner agrémenté de tartines de crème de yack (miam) nous partons pour une  balade vers le lac d’altitude.

Nos nouveaux chevaux sont plus ronds et plus confortables.

Le vent se lève à nouveau, à cette altitude il est glacial, nous remontons une vallée, nous arrivons devant un campement de 5 yourtes, les nomades ont prévu de déménager demain et nous leur proposons de venir les aider, ils acceptent, super !

Nous poursuivons notre route, nous traversons une zone marécageuse, à cette saison elle est praticable mais dans quelques semaines même les chevaux auront du mal à passer si la saison est pluvieuse.

Nous longeons la forêt à droite, à gauche s’étire une énorme coulée de bloc de lave solidifiée.

Nous attaquons la montée, la pente est très rude, environ 20%, le sol caillouteux est assez glissant.

Nous arrivons sur un plateau, nous longeons des roches, elles sont noircies jusqu’à un certain niveau, Oyunaa nous explique qu’en saison des pluies, le lac s’étend jusqu’ici.

Nous arrivons en vue du lac

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En cette saison, sa superficie est réduite d’ environ 70% de sa taille maximale.

Mais que c’est beau quand même! Sur le lac des canards et des oies sont présents, il y a une cinquantaine d’individus.

Nous contemplons le paysage avec Bawé

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Il est temps de reprendre la descente, dans la partie la plus glissante, nous mettons pied à terre pour ne pas chuter.

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Une grue cendrée nous attend près de la zone de marécage

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Nous rejoignons le campement après 2h30 de balade.

C’est l’heure du repas, puis de la pause dessin, nous sommes rejointes par le gamin, aïe, il veut nous piquer nos crayons, alors que nous lui avons offert un cahier et des crayons de couleur…

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Il arrive à en piquer un et fait un  grand trait de crayon sur le dessin de Catherine !

Nous ramassons tout, je m’éloigne car il commence à me cracher dessus et à me donner des coups de pied, zen, restons zen ……

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Heureusement nous repartons à cheval, je rattrape nos bombes à toute vitesse et je les perche sur la yourte car le petit monstre veut s’en servir de ballon de foot.

Avant de partir je m’assure que notre matériel fragile, appareil photos, objectif, ordi et panneau solaire sont bien à l’abri, cadenassés dans nos sacs…..

Nous partons, il faut aller rapprocher les chèvres qui se sont éloignées, puis allons faire une balade, nous faisons une boucle autour d’une colline et nous longeons une grande mare avec deux cygnes et 5 petits, ils sont trop loin pour que les prenne en photo.

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De retour au campement, le temps devient menaçant, le ciel est blanc, le brume tombe sur les massifs au loin, le vent souffle, tout le monde se précipite pour aller couper du bois pour le poêle .

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Il faut le ranger dans la yourte à l’abri, tout le monde participe !

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Dehors, le tonnerre gronde, un orage éclate, nous nous réfugions dans notre tente, il y a de la grêle, puis c’est du grésil qui tombe le sol blanchi, dehors nous entendons les cris du petit qui refuse de rester dans la yourte, il arrive près de la tente, il voudrait savoir si nous sommes là et donne des coups de pied dans la toile, nous ne bougeons pas, il repart, ouf !

Le grésil s’arrête, nous allons manger dans la yourte, la mère du petit fait chauffer du lait.

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Nor donne les directives à Bawé et Batraa pour qu’ils orientent correctement la parabole pour avoir la télé.

Mais ce soir la météo est trop mauvaise et il n’y a pas de signal assez fort !

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21h, nous enfourchons les chevaux, il faut  aller chercher les yacks qui sont partis de l’autre côté de la colline, nous arrivons au campement des 5 yourtes, les nomades expliquent à Bawé qu’ils ont reporté leur déménagement, zut, nous n’allons pas démonter de yourte…..

De retour au camp avec le troupeau nous sommes gelées, un petit passage devant la poêle de la yourte pour nous réchauffer et au lit, avec une polaire supplémentaire …..

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Mongolie 30 mai 2015 – Dans la vallée de l’Orkhon

7h, l’air est vif, le vent souffle, le campement est endormi de même que nos chevaux qui se reposent. Je m’installe dans l’herbe avec mon carnet à « dessin » IMG_tn

Au bout de 30 minutes je suis gelée, je décide d’aller faire un tour en attendant que le campement s’éveille. Un chien vient nous rendre visite, il reste quelques instants se réchauffer au soleil.

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Des chevaux sauvages nous observent de loin.

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Un petit oiseau qui ressemble à un pipit, virevolte et se pose sur les pierres

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Le campement s’anime, Aagui profite des derniers instants avant le départ

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Nous levons le camp vers 10h, nous devons remonter la vallée vers le sud ouest, le vent souffle de plus en plus fort, il atteint facilement 80km/h avec des rafales à 90km/h ! Nous progressons avec des longues phases de trot entrecoupées par les phases de pas et de galop. Le paysage est plus monotone, la vallée s’étire sur des kilomètres…

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Nous progressons le long de la rivière, des canards et oies font trempette…

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Le vent ne faiblit pas, vers 12h30, nous nous approchons d’une petite zone boisée au pied de la montagne, nous trouvons de nouveau les blocs de lave qui forment une barrière contre le vent. Nous nous arrêtons pour la pause repas, mais cela ne nous enchante guère, en effet nous savons que c’est ici que nous allons quitter Aagui et ses chevaux. Nous sommes à la moitié de la randonnée, les chevaux sont fatigués et il faut renouveler la cavalerie.

Nous déjeunons.

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je pars aux environs faire une petite marche, je tombe sur un ancien campement de yourte.

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Je n’en ai pas encore parlé mais en Mongolie, la gestion ou plutôt la non gestion des déchets est un vrai problème. Dans les campements quant les nomades lèvent le camp, ils ont l’habitude de faire un feu et de bruler tout ce qui peut bruler, mais le reste…. reste! Ce qui nous a choqué le plus c’est la quantité de bouteilles de vodka vides jetées partout dans la steppe, mais on peut aussi trouver des bouts de métal des morceaux de voitures…. Oyunaa  nous dit que depuis quelques temps, le gouvernement tente  de sensibiliser la population à la gestion des déchets mais la tâche est immense, en dehors des villes et des lieux très touristiques, il n’y a aucun système de collecte et de traitement des déchets. il y a pourtant urgence car si cela continue, la steppe sera une immense poubelle à ciel ouvert… Je rejoins le campement, Aagui est prêt à partir, il a libéré les chevaux, ils vont le suivre jusqu’à son retour au campement de base.

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Nous sommes un peu tristes, le sourire et la bonne humeur de Aagui vont nous manquer, mais il est impatient de retourner chez lui et de retrouver toute sa petite famille, nous nous disons au revoir et nous promettons de lui envoyer des photos.

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Il est aussi temps pour nous de reprendre la route en camion cette fois, nous devons grimper dans la montagne pour rejoindre les chutes de l’Orkhon. En cette saison, le niveau de l’eau est bas et les chutes sont moins impressionnantes.

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Nous continuons l’ascension, nous devons nous arrêter au bord d’un cours d’eau pour faire le plein d’eau potable dans deux bidons. C’est Oyuna qui s’en charge.

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Pendant ce temps, Batraa fait une révision sur le camion avant d’attaquer la montagne. Nous, nous faisons quelques photos des canards sauvages qui se reposent tranquillement au bord de la rivière.

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Ici les canards, les oies ne sont pas chassés, cela m’étonne car il y en a beaucoup et le régime alimentaire des nomades n’est pas très varié, mais c’est comme ça, les volatiles sont donc bien tranquilles. Nous attaquons la montagne, ça grimpe fort, Batraa est concentré sur la route, nous sommes ballottés dans tous les sens, il y a de plus en plus de blocs de lave, parfois nous nous demandons comment le camion arrive à franchir les obstacles, un grand bravo au chauffeur pour sa dextérité ! Après 1h30 de route nous arrivons enfin en vue de la yourte de notre nouvel éleveur et nous faisons connaissance autour d’un thé au lait, de fromage à pâte pressée frais, d’un délicieux repas de pâtes et d’un sublime yaourt !

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il faut monter la tente, le vent est violent, pour éviter qu’elle ne s’envole nos garons le camion  dans le prolongement de la yourte pour faire coupe vent.

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Sur le terrain nous observons une foule de marmottes qui détalent dans tous les sens! Je prends mon appareil photo, le maxi zoom, je m’avance vers les marmottes en m’éloignant du campement. je prends tout un tas de précautions pour me faire la plus discrète possible et je fini par m’allonger dans l’herbe, pour laisser s’approcher les marmottes mais elles sont farouches ces marmottes et elles restent tout de même à bonne distance. Je fais quand même quelques photos.

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Catherine me fait signe je reviens près de la yourte, je lui dis que je n’ai pas réussi à m’approcher aussi près des marmottes que je le veux et là, elle me montre ses photos, d’une marmotte qui s’est promenée tranquillement à quelques mètres à peine de la yourte pendant que je me gelais à plat ventre dans l’herbe…je suis verte ! Je me repositionne près de la yourte, mais c’est à ce moment que les chevreaux décident de partir en vadrouille sur le territoire des marmottes, tout le monde aux abris, les marmottes repartent dans leurs galeries!

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La séance photo est finie, c’est l’heure d’aller manger au chaud dans la yourte. Après le repas, il nous faut regagner la tente, le vent s’est légèrement calmé mais nous sommes vraiment en altitude et la nuit va être très froide, nous empilons les couches de vêtement pour dormir.

Mongolie 29 mai 2015 – Jour de fête

Aujourd’hui c’est jour de fête, les hommes d’un village situé à une douzaine de kilomètres organisent leur fête annuelle pour mesurer leur habilité à cheval.

Nous avons eu l’information par le garçon qui nous a accompagnés hier après midi.

Nos organisateurs ayant remarqué que nous nous intéressons beaucoup au mode de vie et aux traditions nomades nous ont proposé de modifier un peu le parcours et la durée de la randonnée pour nous permettre d’assister à cet événement.

Autant vous dire que nous avons sauté sur l’occasion !

Comme d’habitude, je suis la première debout, je profite du calme matinal pour monter sur le plateau juste au dessus du camp. A 360°, la vue est superbe, en dessous, la rivière circule et décrit des courbes entre les falaises.

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Je suis étonnée de voir que des oies sauvages ont élu domicile sur la paroi de la falaise.

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Elles s’envolent tour à tour pour rejoindre les berges ou le lit de la rivière.

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Des bergeronnettes guettent les premiers insectes sur le haut des falaises.

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Je redescends pour le petit déjeuner, des cavaliers nous rejoignent,

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ils vont participer aux épreuves. Nous  partageons le petit déjeuner avec eux.

Batraa  en profite pour leur demander quel est le meilleur endroit pour franchir la rivière, car si nous pouvons facilement passer avec les chevaux, l’exercice est plus périlleux avec le camion.

Les cavaliers nous indiquent un passage de gué vers le sud de la rivière.

Nous voilà partis, tout le monde passe le gué sans problème, le niveau de l’eau est tout de même assez haut au passage des chevaux et le lit de la rivière est caillouteux même si nos chevaux sont agiles, je ne me risque pas à sortir l’appareil photo.

Nous nous retrouvons de l’autre côté.

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Le camions et nos amis cavaliers partent en tête avec Aagui, tout le monde est d’humeur joyeuse, nous suivons tranquillement avec Oyunaa.

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Le paysage change radicalement, nous passons d’une zone de prairie à un relief très volcanique !

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Il y a des blocs et d’anciennes coulées de laves solidifiées, par endroit,nos chevaux doivent circuler au milieu des roches qui nous barrent le chemin, le cheval d’Oyunaa hésite, le mien plus téméraire prend le tête et entraîne la troupe.

En route nous passons à côté de blocs de lave regroupées de manière très régulière dans un carré, Oyunaa nous explique que ce sont d’anciennes tombes Mongoles. Des marmottes y ont trouvé refuge et détalent à notre approche.

Nous arrivons de nouveau sur un plateau herbeux, au loin nous apercevons le village de Bat- olzy.

Des cavaliers arrivent de partout, beaucoup ont revêtu leur tenue de fête, un deel brodé,

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Tous ont amené leur Urga, une longue perche  souple, en bois d’au moins 5m de long et munie d’un lasso à l’extrémité.

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Tout le monde attend aux abords du corral, les éleveurs sont partis chercher les chevaux sauvages et le « l’arbitre » en profite pour rappeler aux cavaliers comment s’organisent les épreuves.

Les chevaux arrivent dans le corral,

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Nous nous apercevons qu’un cheval est blessé. Il a un morceau de chair qui pend à la cuisse gauche…. Il a été victime d’une attaque de loup dans la nuit, la blessure nous impressionne, mais le cheval ne boite pas…..

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Les épreuves vont bientôt commencer, deux mongols ramassent du crottin sec et le font brûler pour que les esprits leur soient favorables.

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Tout le monde est prêt les épreuves commencent.

les chevaux sont poussés hors du corral par petits groupes, dehors, les hommes à pied ou à cheval doivent les capturer avec la Urga

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L’animal est relâché aussitôt, tout ce passe très vite et si les chutes sont assez spectaculaires, je tiens à préciser qu’aucun animal à n’été blessé au cours de la manifestation

La capture à cheval est elle aussi très difficile

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Aagui a réussi, mais le plus part du temps dans les captures à pied ou montées,  c’est le cheval qui gagne !

 

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Après les épreuves « l’arbitre » compte les points et donne le classement provisoire avant la dernière épreuve.

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Pendant les délibérations, une famille passe à moto visiblement intéressée par la fête.

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L’ultime épreuve est une épreuve de voltige, il faut au galop, attraper une Urga posée au sol !

Seuls 3 cavaliers réussiront cette épreuve !

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Eh oui, même un cavalier mongol peut tomber !

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La fête se termine, nous finissons de manger et comme d’habitude nous jetons les maigres restes du repas, un peu de riz, quelques épluchures de légumes, des trognons de pommes…

Et là, nous avons soudains droit à un véritable balai aérien, une bonne douzaine de rapace arrive pour festoyer.

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Nous reprenons notre route, nous traversons une zone rocheuse, nous sommes en plein territoire des loups.

Catherine repère une cavité dans la roche, à l’entrée il y a une touffe de poils marron-gris, Aagui nous dit que cela peut être la tanière d’un loup.

Nous arrivons près de la rivière, soudains tout nos chevaux marquent un arrêt, ils refusent d’avancer et reniflent le sol, ils feront un détour de quelques mètres avant de reprendre leur chemin, un loup aurait-il marqué son passage??

Nous montons notre campement au bord de la rivière

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Aujourd’hui les chevaux ont de l’eau à volonté !

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Nous sommes en vue du village de Bat-Olzy, nous allons nous y rendre en camion car nous avons la possibilité d’aller prendre une douche dans une sorte de Guest house.

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Yes une bonne douche, la 1ère depuis notre départ d’Oulan bator il y a 5 jours !

Retour au campement, nous sommes rejoints par le gagnant de la fête, il n’est pas peu fière de nous montrer sa médaille et son diplôme.

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Nous posons tous avec le champion !

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La nuit tombe, nos chevaux sont très beaux dans le couché de soleil !

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Mongolie 28 mai 2015 – du monastère à la rivière

Au petit matin l’air est frais, le thermomètre annonce 4°C, nous sommes à 2000m d’altitude.

7h30,  je me lève, tout le monde dort encore.

Je traverse de l’autre côté de la vallée qui est au soleil, je m’installe au pied d’un arbre, les rayons du soleil me réchauffent, un vrai bonheur.

En face de moi il y a le campement et les chevaux qui broutent tranquillement.

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Oui je sais les chevaux sont à mi-chemin entre la chèvre et le kangourou, pas la peine d’insister…….

Au campement personne ne bouge, de vraies marmottes, en fait non les marmottes elles sont déjà levées!

je décide d’aller faire un tour et de monter un peu sur la colline pour avoir un autre point de vue.

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Au loin on distingue le monastère de Tuvkhun situé à 2360 m

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des petits oiseaux  s’éveillent est se perchent dans les herbes et les buissons

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Et notre ami le rapace est déjà bien actif

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Tout le monde est prêt et après le petit déjeuner, nous plions bagages pour reprendre notre route.

Oyunaa suivant le rituel du voyageur, jette un peu de lait aux 4 coins cardinaux pour que notre voyage se passe bien.

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Nous nous engageons dans la forêt, en route vers le monastère, il faut grimper, la progression est difficile pour les chevaux qui doivent fournir un effort dès la mise en route,

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Mais ils sont courageux ces petits chevaux et en moins d’une heure nous atteignons le monastère.

C’est à notre tour de grimper et croyez moi à 2360m on le ressent très bien le manque d’oxygène…

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Nous pénétrons dans le monastère et nous nous arrêtons devant l’hôtel où trône la photo du Dalai lama qui est venu sur le site.

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Nous ressortons et admirons la vue

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Puis Aagui nous dirige vers une paroi rocheuse, il nous faut escalader pour rejoindre la grotte de la renaissance.

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la grotte de la renaissance est une toute petite cavité située dans le renfoncement à droite

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Il faut  y pénétrer tête la première  en rampant dans un étroit boyau qui descend avec des pierres anguleuses qui vous accrochent les mains et les genoux.

Au bout du boyau , 8 à 10m plus loin, il y a une petite ouverture qui laisse passer la lumière.

Il faut alors se retourner tant bien que mal et ressortir, voilà c’est la renaissance, vous êtes comme neuf, lavé de toutes mauvaises choses…..

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Après cette épreuve, nous poursuivons l’ascension jusqu’au sommet

Aagui offre encore du lait aux esprits

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Nous redescendons par un chemin plus accessible

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pour arriver à l’arbre qui exhausse les vœux, chacun doit passer faire ses vœux en les chuchotant dans un trou de l’écorce

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Après cette visite, nous reprenons notre route à travers la forêt, Catherine et Aagui qui chevauchent en tête, tombent nez à nez avec un écureuil mais le temps que j’arrive l’animal est monté tout en haut d’un arbre, je le vois bien à travers les branches mais mon cheval bouge et je n’arrive pas à faire de photo, dommage…..

Nous quittons la forêt et nous nous dirigeons vers une large vallée ou nous allons faire la halte du midi,

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Nous cherchons de l’eau pour faire boire les chevaux mais le ruisseau est asséché, les pauvres vont devoir attendre pour boire……

Notre point de chute est très bien situé nous avons une belle vue sur la vallée et le temps est magnifique, nous allons profiter pleinement de cette pause repas.

Les chevaux sont entravés et attachés deux par deux, ils ne risquent pas de se sauver.

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Un corbeau dispute le territoire à un rapace, mais le rapace l’emporte

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Nous repartons, Oyunaa est fatiguée, elle décide de poursuivre l’étape en camion, Aagui se charge donc de son cheval en longe.

Rapidement nous trouvons un cour d’eau, les chevaux peuvent enfin se désaltérer.

Nous poursuivons notre route, le terrain est plus plat ce qui est propice  à de longs galops, génial !

En route, nous rencontrons un cavalier mongol qui nous accompagne un bon bout de chemin, il va retrouver son bétail.

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La fatigue commence à se faire sentir, la journée a été longue, nous passons un plateau et nous arrivons dans une vallée où une rivière coule au pied d’une falaise.

C’est là que nous installons notre campement pour la nuit.

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Encore une fois l’endroit est magique,

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je ne résiste pas à l’envie l’aller mettre les pieds dans l’eau, le courant est très fort, il faut être prudent et rester sur le bord, je reste  dans l’eau à hauteur du genou, le courant à un effet massant bien agréable même si l’eau est à 8°c maxi ….

Je repère quelques oiseaux et hop, une petite séance photo avant d’aller manger

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Après le repas nous faisons une partie de carte, l’ambiance est fort sympathique , nous arrivons à comprendre tant bien que mal les règles du jeu, mais pas grâce à Batraa qui prend un malin plaisir à tricher, il a caché des cartes dans ses poches !

Le vent est assez fort et nous poussent à aller nous coucher .